L’origine des Mayas, de leur langue, de leur civilisation, le sens des signes de leur écriture hiéroglyphique, le contenu des quelques livres qui ont échappé à la destruction, c’étaient jusqu’à ce jour autant d'énigmes impénétrables. Paul Arnold démontre dans son ouvrage que la langue des Mayas est apparentée de très près à celle des Chinois. Par une comparaison avec les hiéroglyphes dont est dérivée l’écriture chinoise, il a pu déchiffrer les signes mayas qui sont pour la plupart des idéogrammes. Muni de cette clef — confirmée par la comparaison des rares signes mayas déjà connus —, il a pu décrypter intégralement le manuscrit (codex) maya déposé à la Bibliothèque nationale de Paris. Ce texte, ainsi traduit pour la première fois, nous donne enfin directement accès à la religion et à la pensée des anciens Mayas presque totalement inconnues ou méconnues et fondées sur la croyance à l’incessante renaissance des morts, croyance encore partiellement vivante au Yucatan maya et très proche du bouddhisme. Paul Arnold prouve par voie de conséquence que les Mayas sont venus d’Asie avec toutes leurs traditions identiques à celles des anciens Chinois et avec une écriture élaborée en commun avec ceux-ci ; ils ont débarqué vers 2500 avant J.-C. sur la côte du Guatemala ou de Salvador, ce que les fouilles les plus récentes (1977) tendent à confirmer.